Présentation...

Présentation...

J'vais pas trop m'étaler sur le sujet, sinon je suis partie pour faire une tartine...

Jeune demoiselle fan de Tokio Hotel, en particulier mes jumeaux chéris...
J'aime leur relation unique et quelque peu controversée...
Et j'aime me faire de belles histoires fictives dans ma p'tite tête brune...

Donc voilà, je poste ici mes fics ( qui sont essentiellement des OS) en espérant que ça vous plaise...

Evidemment... (mettons-le quand même)... Si ce blog vous pose un problème, vous cliquez sur la petite croix rouge en haut à droite et basta ;) Vu que ce blog comporte quand même du twincest... (soft d'accord mais... je sais que pas tout le monde n'aime ça)

Je précise aussi que tout le contenu de ce blog est purement fictif. Ils ne m'appartiennent pas et aucune des histoires qui suivent ne sont réellement passées.

Bizoux à tous les visiteurs (et visiteuses ^^)

Bill-luv-Tom




Mes histoires sur ce blog :

Du bist alles was ich bin (p. 1)

Open your eyes (p. 1)

D'amour et d'eau fraîche en 2 parties (p. 1)

La voiture (p. 2)

Porte-bonheur (p. 2)

Résolutions (p. 2)

Tu te souviens... [FINIE] (p. 3)



# Posté le jeudi 08 novembre 2007 16:31
Modifié le jeudi 28 août 2008 11:22

OS : Du Bist Alles Was Ich Bin

OS : Du Bist Alles Was Ich Bin


Voici mon tout premier OS sur Bill et Tomi... je suis donc une novice dans ce domaine-là ^^

Bonne lecture et dites-moi ce que vous en pensez!


Zik conseillée : ici


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Bip. Bip. Bip. Bip. Bip. Bip. Bip. Bip.

Le bruit de la pluie battante contre la fenêtre me sort de mon sommeil. J'ouvre un ½il, puis le deuxième. Mon regard endormi se pose tout autour de moi, et je me rappelle lentement où je suis.

Des murs blancs. Un plafond blanc. Une porte blanche. Un lit blanc.
Et ce silence. Un silence blanc.
Silence perturbé uniquement par les 'bip' incessants émanant de la machine qui maintient mon jumeau en vie.

Six mois.
Ça va faire six mois que Bill est dans le coma.
Six mois que ce putain d'accident s'est produit.
Six mois que je ne vis plus.
Car ma vie, c'est lui. Ça a toujours été lui. Et ce sera toujours lui.

Bill et moi, c'est une longue histoire. Notre histoire. Une histoire qui dure depuis bientôt dix-huit ans.
C'est une histoire de jumeaux, de deux âmes s½urs, de deux personnes qui s'aiment. Nous avons une relation complexe que peu de gens perçoivent ou comprennent. Moi-même parfois, j'ai du mal à l'expliquer, mais c'est comme ça. Bill et moi, moi et Bill. Nous deux, quoi. Je l'aime, et il m'aime. On se comprend comme personne d'autre; personne d'autre ne peut nous comprendre comme nous nous comprenons. Un seul regard suffit. Je sens quand il va mal, il sent quand je suis heureux. Nos émotions, nous les partageons.
Et quelque part, je sais que nos âmes sont reliées. Comme si, lors de notre création, nous ne faisions qu'un, et que la nature nous a séparés. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous passer l'un de l'autre.

Et voilà pourquoi depuis six mois, je ne vis plus : parce que Bill ne vit plus. Ou presque. Il est maintenu en vie artificiellement, comme nous l'a expliqué le médecin. Et aucun moyen de savoir s'il se réveillera un jour. Ils lui donnent neuf mois tout au plus. Après, il n'y aura plus aucun espoir.

Putain de vie. Putain de destin.
Putain de vie de célébrité de fou, aussi. La rançon de la gloire. Et c'est à cause de ça que j'ai perdu Bill.
Lui qui était – NON, qui est – tellement ouvert, tellement généreux envers les gens et particulièrement nos fans. Il n'y voyait que du bonheur.
Mais il n'a pas vu ce détraqué. Il n'a pas vu le revolver. Il n'a pas compris en entendant le coup de feu. Quand il s'est écroulé, grièvement blessé, il n'a pas compris.

Voilà. Ça fait six mois.
Je ne suis que l'ombre de moi-même depuis ce jour maudit. Je ne mange plus, je dors peu et très mal. Il faut dire que je n'ai pas dormi dans un vrai lit depuis une éternité. Depuis que Bill est à l'hôpital, je n'ai pratiquement pas quitté son chevet. Je vis dans sa chambre, à ses côtés. Je voulais être là à son réveil. Je le veux toujours.
Maman et les médecins m'ont presque forcé à rentrer à la maison pour me reposer. J'ai refusé. Je ne veux pas le laisser, pas une seconde. Ils n'ont pas insisté.
Gustav et Georg comprennent parfaitement; depuis le temps que nous sommes amis, ils ont compris quel lien unissait mon jumeau et moi. Ils viennent régulièrement nous voir pour parler à Bill. Les médecins nous ont dit de lui parler le plus souvent possible; ça peut stimuler son cerveau et peut-être aider à le réveiller.
Nos deux amis lui parlent de tout et de rien : leur vie, ce qui se passe dans le monde, des blagues aussi. Ils ne parlent pas du groupe; celui-ci s'est éteint depuis, car sans Bill il n'est plus rien. Nos fans nous attendent, attendent un miracle, et prient pour Bill.
Maman aussi passe très souvent. Elle a du mal à garder le moral ces derniers temps. J'ai peur qu'elle commence à perdre espoir. Je m'en fous. Je garderai espoir pour deux alors. Pour tout le monde s'il le faut.

Toutes ces pensées me traversent l'esprit pendant que je regarde par la fenêtre. La pluie fait rage dehors, et le tonnerre gronde au loin. Quelques éclairs zèbrent le ciel noir. Le temps semble s'être ajusté à mon état d'esprit... tant mieux. Bill est mon soleil. Sans Bill, pas de soleil. Il n'a pas le droit de faire beau sans Bill.
Je regarde ma montre : 6 heures du matin. Je baille, me frotte les yeux. Puis mon regard se dirige vers mon frère. Je me lève doucement de mon fauteuil pour m'approcher de lui.

Toujours ce bruit monotone.

Bip. Bip. Bip. Bip. Bip.

C'est son c½ur qui bat. Artificiellement, mais il bat, c'est tout ce qui importe pour le moment.
Je regarde son visage, pâle comme la lune. Pas la moindre expression. Son sourire me manque. Ses grimaces, ses moues. Ses yeux étincelants. Tout.
Ses cheveux ébène entourent son visage angélique. Mon ange.

Je pose délicatement la main sur sa joue glacée, lui qui d'habitude a la peau si chaude.
Je m'installe sur une chaise près de son lit, et je le regarde. Je le regarde encore et encore.
Et je pleure.
Je ne suis pas du genre à pleurer. Mais sans Bill, comment ne pas pleurer? On m'a arraché une partie de mon c½ur, de mon âme, de moi-même. J'ai perdu ma moitié. Et je sais que si jamais je le perds, je ne pourrai pas continuer à vivre.
Comment vivre sans lui, puisqu'il est ma vie? Mon double, mon frère, mon jumeau. Mon tout.

Mes sanglots s'apaisent, et je me mets à parler doucement.

"Bonjour, toi. Comment ça va depuis hier? T'as pas changé on dirait." Je rigole en reniflant.
"Oui je sais, blague minable. Tu m'étonnes, j'ai encore fait un cauchemar, j'ai super mal dormi, alors t'attends pas à ce que je sorte de belles phrases philosophiques."

Bip. Bip. Bip. Bip.

"Tu sais quoi? Gus et Georg sont passés cette nuit. Ils avaient du mal à dormir eux aussi. On a joué au cartes, j'ai gagné comme d'habitude... ils t'ont raconté des blagues pas drôles, comme d'habitude. Tu les connais, hein. Bref, ils sont repartis vers 4 heures. Ça veut dire que j'ai dormi 2 heures, super. Bon, on s'en fout."

Je commence à jouer avec mes dreads, je ne sais plus quoi dire. J'en ai marre.
Et je vais le lui dire.

"Bill, j'en ai marre. Tu me fais quoi, là? Pourquoi tu ne te réveilles pas? Hein? Comment t'as pu me laisser tout seul? On est jumeaux, on est censés être ensemble pour toujours, tu te rappelles?! Je ne suis rien sans toi. Tu ne peux pas rester comme ça, putain! Réveilles-toi!!"

Je finis ma phrase en hurlant presque. J'espère peut-être que ça produira un effet.
Les larmes me remontent aux yeux, j'ai une boule qui se forme dans ma gorge. Je baisse la tête et l'enfouis dans mes mains.
Je suis fatigué. Ereinté. Usé par l'attente, la tristesse, le désespoir, la dépression. Il me manque trop. Je l'aime trop. Ça me fait peur tellement c'est fort.
Sans m'en rendre compte, je sombre à nouveau dans un sommeil profond et agité.

**

Bip. Bip. Bip. Bipbipbipbipbipbiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii....

"Docteur, venez vite! C'est une urgence!"

Je me réveille en sursaut. Une infirmière appelle le médecin par la porte en criant.
Je me tourne brusquement vers la machine. C'est quoi ce bruit? Les 'bip' ont disparu, à présent on entend un long bruit strident et aigu.
Je panique. Je me lève et je m'approche de Bill. Il est toujours immobile, mais beaucoup plus pâle qu'avant.
Le médecin entre en trombe dans la chambre et se dirige vers nous. Deux infirmières le rejoignent et commencent à vérifier le moniteur.
Je suis toujours là, perdu. Personne ne me parle, j'aurais tout aussi bien pu être invisible.

"Mais... Il se passe quoi là ??" Je hurle presque.

Le médecin me regarde sans rien dire. Il se penche sur Bill avec son stéthoscope. Il regarde le moniteur, puis les infirmières. Elles le regardent aussi.

Ras-le-bol.

"Bordel, mais vous allez me dire ce qui se passe avec mon frère ?!"
"Tom, calme-toi. Je suis désolé, mais je crains que nous sommes en train de le perdre."

Mon c½ur s'arrête.
Mon cerveau se bloque.
On m'arrache les entrailles, je n'arrive plus à respirer.
Ce n'est pas possible. Non. Il ne peut pas me laisser.

"Non!! Bill, tu peux pas me laisser! Je t'interdis de mourir, t'entends? Je te l'interdis!"

Le médecin ordonne aux infirmières d'aller chercher quelque chose, je ne comprends pas quoi. Je suis totalement fixé sur Bill. Mon Bill. Mon jumeau. Mon ange. Et je refuse qu'il parte pour être parmi ses semblables. Ce n'est pas son heure, putain de merde! Il a toute une vie qui l'attend, nous avons notre vie qui nous attend.

"On est censés mourir ensemble, tu te rappelles?" Je murmure dans un sanglot.

Le médecin sort soudainement de la chambre, appelé par une infirmière. Le bip strident se fait toujours entendre, me brisant encore un peu plus.
Son c½ur a lâché. Il a abandonné. Il n'a plus la force.
Je panique, je ne sais plus quoi faire. Je le regarde, et mon c½ur à moi saigne.
Je ne peux pas vivre sans lui, c'est tout simplement impossible.

Tout à coup, comme poussé par une force invisible, je m'approche de lui. Quelques millimètres séparent mon visage du sien. Je ferme les yeux, et tout doucement, je pose mes lèvres sur les siennes.
C'est un geste délicat et tendre, que je fais en tremblant d'émotion.
Ma bouche s'appuie un peu plus fortement sur la sienne, et je l'entrouvre par une légère pression.

Et là, alors que je l'embrasse, le temps s'arrête.
Et c'est comme si une partie de mon âme passait en lui. Dans lui. Pour réparer son âme, son c½ur à lui. Comme pour lui dire de ne pas abandonner, de ne pas partir, parce que j'ai besoin de lui. J'ai besoin de nous.
Je sens mon âme passer à travers nos bouches scellées.

Lorsque je me détache enfin de lui, je tremble de partout. Des larmes troublent ma vision et je ne tiens plus sur mes jambes. Je m'effondre sur la chaise et je ferme les yeux, le c½ur toujours brisé.

Biiiiiiiiiiiiiiiiiipbip. Bip. Bip. Bip. Bip. Bip. Bip.

Je reçois un choc. J'ouvre les yeux. Je rêve, ou...?
Mon regard se dirige vers Bill. Il est toujours allongé dans son lit.

Sauf qu'il a les yeux ouverts, et qu'il me regarde.

"Tom..."

Un murmure presque inaudible. Un faible sourire.

Je pleure.
Mais cette fois, de bonheur.


FIN

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*attends vos comms avec appréhension*
^^





# Posté le jeudi 08 novembre 2007 16:39
Modifié le mardi 12 février 2008 16:10

OS : Open Your Eyes

OS : Open Your Eyes


Voici mon 2e OS! Je l'ai écrit dans un petit moment de déprime, il est donc assez triste.
Warning : death fic (pas explicite), je sais que pas tout le monde les aime. Personnellement moi non plus, mais cette fic s'est pratiquement laissée écrire toute seule, et voilà le résultat...

Bonne lecture ;)


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All this feels strange and untrue
And I won't waste a minute without you


Tout ceci semble tellement irréel. Une quatrième dimension. C'est un monde que je ne reconnais pas. Que je ne reconnais plus.

Que s'est-il passé?
Que nous est-il arrivé?
Qu'avons-nous fait pour en arriver là?

Non. Pas nous. Eux. Toujours eux.
Cette fois, c'est fini. Ils sont allés trop loin.

Mensonges, encore et encore. Faux-semblants. Hypocrites.
Ils nous ont fait croire qu'ils seraient d'accord avec tout ceci. Avec nous. Mais ils nous ont menti, Tom. Ils ne nous ont jamais fait confiance. Ils se sont servis de nous! De notre histoire...

Je ne veux plus gaspiller une seule minute sans toi. Ils ne pourront pas nous séparer. Jamais. Jamais, tu m'entends? Nous sommes faits pour être ensemble, rester ensemble à jamais. Ils ne l'ont pas compris, ils ne le comprendront jamais.
Ouvre les yeux.

My bones ache, my skin feels cold
And I'm getting so tired and so old


J'ai tellement mal, Tom. Toi aussi tu souffres; je le sens. Mes os, mon corps entier est en train de se briser lentement. Ils ont réussi à me détruire, à nous détruire. Tu ne le vois donc pas? Ma peau est froide, je n'ai plus d'espoir.
Ouvre les yeux.

Et je suis tellement fatigué, Tom. Je suis fatigué de toute cette histoire, de ce cauchemar. J'ai perdu ma jeunesse; nous l'avons perdu tous les deux. Ils nous ont volé notre innocence, ils n'en avaient pas le droit.
Ouvre les yeux.

The anger swells in my guts
And I won't feel these slices and cuts


La colère s'est emparé de moi, je ne peux plus m'en débarrasser. C'est trop tard. Le mal est fait.
Je les déteste tellement. Cette haine, je la sens au plus profond de mes entrailles. Tu la sens aussi, n'est-ce pas? Dis-moi que tu la sens aussi.

Cette haine a formé une armure, une protection autour de moi, autour de nous. Je ne sens presque plus toutes ces entailles et ces blessures qui ont ravagé mon âme. Nos c½urs. NOTRE âme.

I want so much to open your eyes
Cause I need you to look into mine


Ouvre les yeux, Tom. Vois ce que je vois.
Ouvre les yeux.
J'ai besoin de toi. J'ai besoin que tu me regardes. Que tu me voies. Pour que je puisse te rassurer. Nous sommes ensemble, Tom. Je suis avec toi.

Tell me that you'll open your eyes

Ouvre les yeux et regarde autour de nous.

Get up, get out, get away from these liars
Cause they don't get your soul or your fire


Eloigne-toi de tous ces menteurs. Ils nous ont fait tellement de mal, Tom. Tu ne le vois donc pas? Ils essaient de te convaincre du contraire, mais moi je vois clair dans leur jeu. J'ai déjà compris.

Ils ne te comprendront jamais, ni toi, ni moi, ni ce que nous sommes. Ils ne voient pas la pureté de ton âme, la passion dans ton c½ur. Ils ne le voient pas, ils en sont incapables. Incapables de voir cet amour.
Ouvre les yeux.

Take my hand, knot your fingers through mine
And we'll walk from this dark room for the last time


Prends ma main, Tom. Fais-moi confiance. Entremêle tes doigts avec les miens.
Tu me souris, tu m'as compris.
C'est notre destin.

On peut partir de cette chambre obscure pour la dernière fois, laissant tout derrière nous. Nous n'avons besoin de rien d'autre, juste toi et moi.
On quitte cette chambre d'hôtel, une parmi tant d'autres, pour la dernière fois. Juste toi et moi.

Every minute from this minute now
We can do what we like anywhere


Il fait froid ce soir. Le vent est glacial. C'est tellement haut.

C'est toi qui me rassures maintenant. Quand tu es là, je n'ai plus peur.
A partir de cet instant et pour toujours, nous sommes libres. Libres d'être ce que nous sommes. Dans quelques minutes, tout sera fini. Nous serons enfin libres.

I want so much to open your eyes
Cause I need you to look into mine


Ouvre les yeux, Tom. N'aie pas peur. Regarde-moi. J'ai besoin de ton regard, et toi du mien.
On se regarde et on se sourit. On ne parle pas, ce simple regard suffit. On s'est compris. Je serre ta main, tu m'embrasses. Une dernière fois.

Tell me that you'll open your eyes

Tu as enfin ouvert les yeux sur ce monde qui ne nous a pas compris, qui nous a abandonné.

All this feels strange and untrue, and I won't waste a minute without you

Cette sensation...
Etrange et si réelle à la fois.
Je passerai l'éternité avec toi.
Plus jamais sans toi.

Ferme les yeux.


FIN




Voilà, j'espère que ça vous a plu ^^








# Posté le samedi 10 novembre 2007 12:48
Modifié le mardi 12 février 2008 16:16

OS : D'amour et d'Eau Fraîche, Partie 1

OS : D'amour et d'Eau Fraîche, Partie 1
Je poste enfin mon troisième OS !

Inspiration : les MTV European Music Awards 2007 à Munich...

Enjoy ;)


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Les 3 garçons entrèrent dans la loge en riant aux éclats. Ils étaient trempés de la tête aux pieds, tout comme le quatrième garçon qui les suivait; mais lui ne riait pas. Au contraire. Lui qui d'habitude était tellement souriant affichait un air morose et triste.

Il ferma doucement la porte derrière lui et s'affala sur une des chaises présentes dans la loge spacieuse. Gustav le regarda d'un air étonné.

"Ca va, Bill? Qu'est-ce que tu as?" lui demanda-t-il en attrapant une des serviettes empilées sur une étagère. Il s'emmitoufla dedans et se mit à sauter sur place pour se réchauffer, ce qui fit encore plus rire Tom et Georg. Ce dernier en rajouta une couche lorsqu'il secoua la tête et par la même occasion ses cheveux trempés à la manière d'un chien fou, éclaboussant les autres membres du groupe de plus belle.

"Merde, Georg! On est déjà mouillés jusqu'à l'os, c'est bon là!" s'exclama Tom en râlant.
Le guitariste attrapa une serviette et commença à essorer ses dreads, qui pesaient lourdement sur ses épaules.

"Bon, preums pour la douche," annonça Georg. Il lança un sourire satisfait et narquois aux autres et disparut dans la salle de bains privée de la loge.

Gustav et Tom étaient toujours debout, trop excités pour s'asseoir.

"Putain, j'arrive toujours pas à croire qu'on a gagné," dit Tom avec un large sourire.

"Ouais, tu l'as dit!" ajouta Gustav en riant. "Au fait, il est où notre award?!"

"T'inquiète, je l'ai confié à David," le rassura Tom en rigolant. "On le récupérera ce soir."

Gustav hocha la tête. Il avait l'air d'avoir la tête dans les étoiles et il avait bien raison.

"J'en reviens pas de ce qu'on leur a fait avec notre final", dit Gustav. "Ca aurait pu foirer. Mais je pense qu'ils ont aimé. Et puis bordel, quel moment de fou! C'était extra."

Un soupir agacé se fit entendre de l'autre côté de la pièce. Gustav et Tom se tournèrent vers Bill, qui était toujours affalé sur sa chaise, toujours mouillé, toujours sans son sourire étincelant.
"Bill, ça va?" demanda Gustav encore une fois d'un air hésitant. Il connaissait bien son ami; si après une telle soirée, il ne courait pas dans tous les sens en braillant de bonheur et en embrassant tout le monde, c'est qu'il devait y avoir un problème. Un sérieux problème.

Il lança un regard inquiet vers Tom. Ce dernier haussa les épaules, comme pour dire 'je ne sais pas du tout ce qu'il a'.

Tom s'apprêta à ouvrir la bouche pour lui parler, mais à ce moment la porte de la loge s'ouvrit brusquement. David passa la tête par l'embrasure de la porte, tête qui affichait un large sourire.

"Ca va les enfants? De retour sur terre?"

"A peine," rigola Tom.

David sourit. "Je suis fier de vous. Pour votre prix, et votre prestation, c'était génial. J'entends tout le monde dire que vous avez tout déchiré."

Il jeta un coup d'½il vers Bill, mais celui-ci ne broncha pas. Il fixait le mur, l'air absent. David leva un sourcil interrogateur vers Gustav et Tom, qui haussèrent les épaules. Tom articula silencieusement : "Je vais lui parler." David hocha la tête.

"Bon, je dois aller parler avec quelques producteurs. Rejoignez-moi quand vous êtes prêts, même un par un, comme ça vous aurez l'occasion de discutez seul à seul avec qui vous voulez. On ira tous ensemble à l'after-party tout à l'heure, d'acc?"

David leur fit un clin d'½il et referma la porte.

Gustav asséna une grande tape dans le dos de Tom.

"Ben voilà, comme ça tu pourras aller draguer euh... Nicole, c'est ça?" dit-il en souriant malicieusement.
Tom le regarda d'un air fier.

"Tu parles que je vais aller la draguer mon pote."

Bill renifla un grand coup, mais avant que Tom n'ait pu réagir, Georg sortit en trombe de la salle de bains.

"J'ai entendu David non? On peut le rejoindre? Ou est-ce que je dois vous attendre?" demanda-t-il avec impatience.

"Non, il a dit qu'on pouvait y aller dès qu'on était prêt," lui dit Tom.

"Cool. J'ai super envie d'aller discuter avec ce bassiste d'enfer," leur dit Georg d'un ton excité. "A tout à l'heure." Il claqua la porte derrière lui, faisant sursauter Bill, qui semblait ne pas vouloir sortir de sa léthargie.

Gustav et Tom se regardèrent.

"Vas-y, comme ça je reste avec Bill," dit Tom d'une voix basse à Gustav.

"Pas de prob. Bonne chance," lui dit Gustav avec un petit sourire. Et il disparut à son tour dans la salle de bains.

Tom soupira et se retourna. Il savait que quelque chose n'allait pas. Il avait horreur de voir Bill dans cet état, surtout qu'il ne comprenait absolument pas pourquoi il faisait cette tête-là. Il aurait dû être excité et heureux, comme eux et tout le monde autour d'eux... Bien sûr ils étaient tous les quatre crevés. Leur tournée française touchait à sa fin, ils venaient d'assurer un énorme concert à Milan, et maintenant toutes ces émotions ici, de retour au bercail... enfin, presque.

Toutes ces pensées traversèrent l'esprit de Tom alors qu'il s'approchait de Bill. Celui-ci avait bougé de place, et s'était allongé sur le petit canapé dans le coin de la loge. Il tenait une bouteille de coca dans la main, mais ne l'avait pas ouverte. Il la tenait en main, c'est tout, l'air absent.

Tom s'assit doucement à l'extrémité du canapé, aux pieds de Bill, qui avait les jambes repliés.

"Bill," dit Tom d'une voix douce.

Bill ne réagit pas.

"Bill, dis-moi ce qui ne va pas, s'il te plait."

Le jeune chanteur daigna enfin lever la tête et regarda son jumeau. Tom avait du mal à déchiffrer son regard, lui qui d'habitude lisait en lui comme un livre ouvert.

Tom lui sourit tendrement.

"Salut toi."

Bill ne répondit pas, et baissa le regard à nouveau. Il se mit à fixer sa bouteille de coca en la triturant avec ses ongles. Ses cheveux noirs lui collaient au visage, et son maquillage avait légèrement coulé sous ses yeux. Il tremblotait de froid, il n'avait même pas pris la peine de se prendre une serviette.

"Merde, Bill," marmonna Tom en attrapant une couverture dans l'armoire. "Tu sors d'une sacrée trachéite, tu veux mourir ou quoi?" Il déplia la couverture et la posa sur Bill.

"J'aimerais bien," murmura Bill tout doucement.

Tom se figea. Mais de quoi parlait-il? Il délirait ou quoi?

"Bill, mais qu'est-ce que tu as, enfin?! Tu réalises quand même ce qui s'est passé ce soir, non?"

"Bien sûr que je réalise. Attends que je me rappelle. On a foiré toutes les répètes, tu veux coucher avec cette conne des Pussycat Machin avec mon grand ami Bushido, on a été hués et sifflés... j'ai rien oublié?"

Tom en eut la bouche bée.

"M'enfin Bill... qu'est-ce que tu racontes?"

"Quoi, c'est pas vrai peut-être?" lui dit Bill presque en gueulant.

Tom serra les poings et tenta de se calmer. Son jumeau était visiblement en rogne, fallait mieux pas l'énerver encore plus. Tom se sentait capable de mener une discussion calme pour le raisonner.

"Et t'es en colère contre nous?"

"Pas eux, seulement toi."

Tom fit une grimace.

"Ben merci, ça fait plaisir à entendre."

Bill lui lança un regard meurtrier.

Tom respira un grand coup.

"Bill, tu te rends compte qu'on a gagné un super award? Qu'on a chanté en live devant des milliers, des millions de personnes et que tout s'est bien passé? Que le coup de l'eau n'a pas foiré, contrairement aux répètes? On s'en fiche des répétitions! L'important, c'est qu'on a fait notre truc jusqu'au bout comme on le voulait."

Bill haussa les épaules.

"M'en fous."

Bon, ça va être plus dur que je ne le pensais, se dit Tom.

"Bill, quelques personnes nous ont hués. Et alors? Ce n'est pas la première fois. Je te pensais plus fort que ça."

Bill le regarda d'un air blessé.

"Ce n'est pas cette question-là. J'ai, on a bossé tellement dur pour arriver là où on en est, et voilà le résultat. Ça m'énerve à un point que tu peux même pas imaginer, et je suis dégoûté. Et déçu. Autant j'était aux anges quand on est montés sur scène pour recevoir notre award, autant j'avais la rage juste après notre chanson."

Tom posa une main sur le pied de Bill.

"Bill, tu sais très bien que notre style ne peut pas plaire à tout le monde. Tu sais bien que nous avons nos fans, ils ne nous laissent pas tomber. Et on ne les laisse pas tomber non plus. On a joué pour eux ce soir, car ce prix, c'est grâce à eux que nous l'avons eu. Les autres on s'en fout."

Tom avait dit cela en caressant la cheville de Bill, pour le rassurer en quelque sorte.

Bill soupira.

"Je sais pas. Faut que je remette mes idées en place, je sais plus où j'en suis."

"D'accord."

Ils restèrent assis en silence pendant plusieurs minutes.

Gustav sortit de la salle de bains, prêt pour aller faire la fête à l'after.

"Voilà, la douche est à vous. Je peux vous dire que ça fait du bien après cette flotte froide," leur dit-il. "A toute les gars."

Avant de sortir, il lança un regard interrogateur vers Tom. Celui-ci sourit doucement en hochant la tête. Gustav sourit également et referma doucement la porte.

Tom et Bill se regardèrent.

"Tu veux y aller en premier?" dirent-ils en ch½ur. Ils rigolèrent.

"Vas-y toi, tes dreads sont en train de te frigorifier. Moi j'ai ma couverture," dit Bill au guitariste avec un petit sourire.

"D'accord."

Tom partit dans la salle de bains après avoir caressé les cheveux de son jumeau.
Il se déshabilla rapidement, se débarrassant de ses vêtements mouillés ainsi que de sa casquette, et sauta dans la douche. Il soupira de bonheur lorsque l'eau chaude l'enveloppa.

"Tom?"

La voix de Bill se fit entendre de l'autre côté de la porte.

"Je peux entrer?"

"Euh..."

Il remarqua que la voix de Bill tremblait légèrement.

"... oui, entre."

Bill ouvrit la porte en entra dans la petite pièce remplie de buée. Tom distingua sa silhouette à travers la porte opaque.

"... Tom?"

"Oui?"

"J'ai froid."

Silence.

Tom passa sa tête par la porte.

"Viens."

Bill sourit. Il enleva ses vêtements et entra rapidement dans la cabine. Dès qu'il fut à l'intérieur, Tom le prit dans ses bras. Bill soupira d'aise.

"J'aime pas quand tu es comme ça," murmura Tom contre les cheveux de Bill.

"Moi non plus," chuchota Bill. Il enroula ses bras autour de la nuque de Tom et le serra fort contre lui. Tom embrassa son cou et se recula pour poser son front contre celui de Bill. Leurs regards noisette se fixèrent tendrement.

"Bill, je comprends ce que tu ressens. Mais ce soir j'avais envie d'oublier tout ça, je voulais profiter de cette soirée, de cet instant où ils annoncé qu'on avait gagné. Et jouer devant autant de personnes, ça m'a rendu dingue de bonheur. C'est notre rêve d'enfant qu'on a réalisé, tu te rappelles..."

Bill sourit.

"C'est vrai. J'étais tellement heureux quand on a prononcé le nom du groupe. Je savais plus où j'étais, d'ailleurs c'est pour ça que j'ai oublier de t'embrasser. J'ai embrassé tout monde sauf toi, même Saki," dit-il en éclatant de rire.

Tom rit.

"Ca ne fait rien. Tu sais bien que nous avons tout notre temps pour fêter ça plus tard."
"Je te dois un câlin, alors?"

"Exactement."

Bill lui adressa un petit sourire malicieux.

Tom sourit également. Il s'approcha des lèvres de Bill, mais le brun eut un mouvement de recul.

"Et cette histoire de Nicole et Bushido, t'appelles ça aussi profiter du moment?"

Tom soupira.

"Mon c½ur, tu sais très bien que c'est faux, tout ça. Je pensais que tu aurais compris depuis le temps. C'est l'image que je donne, que les médias ont de moi. J'aime bien jouer avec ce personnage dragueur et macho. Toi seul sait comment je suis réellement. Et tu sais aussi pourquoi je n'ose pas me montrer tel que je suis vraiment. Tu comprends, n'est-ce pas?"

Bill hocha lentement la tête.

"Oui. Mais parfois je le regrette tellement. Parfois j'aimerais tellement que le monde sache qui nous sommes vraiment."

Tom lui sourit tendrement et caressa sa joue.

"Le monde n'a pas besoin de savoir, Bill. Nous le savons, et ça me suffit."

Bill ferma les yeux, puis les rouvrit.

"Tu sais quoi? Moi aussi. Et je suis désolé d'avoir été dans cet état ce soir. Je vous ai gâché la soirée..."

"Mais non. T'as pas vu Georg et Gus? Ils étaient tellement dans les nuages que tu aurais pu pleurer, ils ne l'auraient même pas vu. Je ne dis pas qu'ils s'en fichent de toi, mais..."

Bill posa un doigt sur ses lèvres.

"C'est bon, j'ai compris," dit-il en riant doucement.

Tom lui embrassa le bout du nez et repoussa quelques mèches hors du visage angélique de Bill.

"Je suis Tom Kaulitz, guitariste de Tokio Hotel, et j'aime mon frère jumeau à la folie."

Bill éclata de rire. Tom adorait son rire cristallin.

"Et moi je suis Bill Kaulitz, chanteur de Tokio Hotel, et je suis amoureux fou de mon frère jumeau."

Ils se sourirent, et Bill passa à nouveau ses bras autour du cou de Tom.

Le dreadé approcha sa bouche du cou de Bill et l'effleura de doux petits baisers. Bill ferma les yeux et profita de cet instant de pur bonheur.

Tom parcourut son cou de petits bisous humides et arriva aux lèvres de Bill. Il posa tendrement ses lèvres contre celles de son jumeau d'amour et appuya doucement. Bill laissa échapper un petit soupir de satisfaction.

Leur baiser devint plus intense lorsque Bill lécha les lèvres de son jumeau, et les sépara avec sa langue. Tom aspira la langue de Bill dans sa bouche et suça dessus, arrachant un gémissement de la part de Bill. Ils étaient bien, ils étaient ensemble.

Ils continuèrent à s'embrasser encore pendant un moment, sous l'agréable flot d'eau chaude. Ils ne faisaient rien de plus, ils n'en avaient pas besoin. Juste eux, leurs baisers sucrés et passionnés, et une promesse de s'aimer quoiqu'il arrive...

A SUIVRE...



# Posté le vendredi 21 décembre 2007 11:38

OS : D'amour et d'Eau Fraîche, Partie 2


Tom essayait tant bien que mal d'insérer la carte magnétique dans la porte de sa chambre d'hôtel. Chose qui n'était pas facile vu que Bill était à moitié effondré sur lui en chantonnant quelque chose d'incompréhensible.

"Bill, lâche-moi où sinon on va passer la nuit dans le couloir," grommela Tom.

Le chanteur finit par se laisser tomber sur le sol à côté de la porte.

"Et ma chambre à moi alors? On peut aller dans la chambre à moi," bredouilla Bill.

Tom leva les yeux au ciel.

"Ta chambre c'est ma chambre, Bill. Ils nous ont réservé une chambre double, tu te rappelles?"

Un sourire niais apparut sur le visage de Bill.

"Ah ouais. Ben tant mieux alors. Parce que sans toi je ne sais pas dormir!"

Tom sourit.

"Super. Allez viens, lève-toi. J'ai réussi à ouvrir."

Tom releva Bill en le tirant par les bras et l'entraîna dans la chambre. Il n'alluma que les deux lampes de chevet, se disant que Bill ne supporterait pas la forte lumière au plafond, vu son état d'ébriété assez avancé.

La soirée avait pourtant bien commencé...



*FLASH BACK*

Les jumeaux arrivèrent à la soirée VIP en souriant. Bill avait lissé ses cheveux pour ne pas perdre trop de temps. Il avait d'ailleurs emprunté le lisseur de Georg en se retenant bien de le lui dire, car le bassiste tenait autant à son précieux lisseur qu'à sa Sandberg.

Ils rejoignirent Gustav et Georg qui se trouvaient au bar.

"Tiens, vous êtes déjà là?" s'étonna Georg. "Vous avez fait vite! Vous avez pris votre douche ensemble ou quoi?"

Tom, qui venait de se servir à boire, faillit recracher le contenu de son verre. Quant à Bill, il resta impassible.

"Occupe-toi de tes fesses. Alors, comment ça se passe?"

Georg sourit de toutes ses dents.

"C'est énorme, y a pleins de célébrités! D'ailleurs Tom, j'ai aperçu Samy Deluxe, il est parti par là."

Le visage de Tom s'illumina. Il regarda Bill en faisant la moue.

Bill faillit éclater de rire. Comment résister à cette bouille d'ange?

"Vas-y, je reste avec Gus et Georg," dit-il avec un clin d'½il.

Tom lui sourit et s'approcha de lui pour lui murmurer à l'oreille :

"Merci mon c½ur. Au fait, je t'adore trop avec tes cheveux coiffés comme ça."

Bill rosit légèrement et lui adressa un petit regard amoureux.

Tom lui sourit et serra sa main discrètement avant de partir à la recherche de son idole.

Lorsqu'il revint une bonne demi-heure plus tard, il retrouva les G's assis à une table en train de siroter un cocktail. Dès qu'il aperçut le guitariste, Gustav se leva précipitamment.

"Bon dieu Tom, enfin t'es là!"

"Quoi? Qu'est-ce qui se passe? Il est où Bill?" demanda Tom.

"Ben justement... on sait pas. Il a bu 2 ou 3 verres de trop, il a commencé à discuter avec quelques personnes qu'on connaît pas et puis il a disparu."

Tom jura.

"Merde! Vous auriez pu le surveiller quand même! Moi qui pensais que le problème était résolu...", marmonna Tom.

Gustav et Georg le regardèrent d'un air interrogateur.

"Quel problème?" demanda Georg.

Tom se rendit compte que leurs 2 amis n'étaient pas au courant du petit coup de gueule de Bill, et leur expliqua brièvement l'histoire.

"Ben si on l'avait su plus tôt, on aurait gardé un ½il sur lui évidemment," rétorqua Georg. "Je comprends que vous aimez tout garder entre vous deux, mais parfois on aimerait quand même être mis au courant, tu penses pas?"

"Ecoutez, je suis désolé. L'important c'est qu'on le retrouve. J'ai pas envie qu'il se retrouve coincé avec n'importe qui ou qu'il fasse une connerie."

Georg et Gustav hochèrent la tête.

Ils se séparèrent et partirent à la recherche du jeune chanteur.

10 minutes plus tard, Gustav et Georg revinrent à leur table, et virent Tom arriver en soutenant Bill d'un bras.

"Voilà, on est arrivés. Assieds-toi," ordonna Tom à Bill, qui visiblement ne savait plus très bien où il était.

Bill s'affala sur une chaise et posa sa tête sur ses bras.

"Mal à la tête," marmonna-t-il. "Veux... rentrer... dormir."

"On va y aller, t'inquiète," lui dit Tom en soupirant.

Georg le regarda en rigolant doucement.

"Putain, il tient pas son alcool! Il a bu 3 coupes de champagne!"

"Ouais, ben tu connais Bill," répondit Tom en soupirant de plus belle. "Restez si vous voulez, je vais le ramener à l'hôtel."

"Non, on rentre avec vous," dirent Gustav et Georg presque en même temps. "J'ai croisé David et il a dit qu'on pouvait partir si on le voulait, il est plus de 3 heures."

Tom écarquilla les yeux.

"Tu lui as quand même pas dit que Bill était bourré? Tu sais bien que David déteste ça!"

Gustav secoua la tête.

"Non, t'inquiète. Je lui ai juste dit qu'on était crevés. Tu penses bien qu'il m'a cru. D'ailleurs, je suis crevé, alors..."

Georg étouffa un bâillement.

"Moi aussi. J'ai vu tous ceux que je voulais voir, et j'ai plus les yeux en face des trous."

Tom sourit faiblement.

"Bon, alors allons-y. Comme ça on sera trois pour porter Bill..."

*FIN FLASH BACK*



Ils avaient donc pris un taxi pour l'hôtel, et quinze minutes plus tard, après avoir souhaité bonne nuit aux G's, Tom et Bill se retrouvèrent dans leur chambre.

Tom posa Bill sur le lit. Ce dernier se tenait la tête entre ses mains.

"Aspiriiiine..."

"Attends, je vais t'en chercher. Bouge pas," lui dit Tom doucement. Il entra dans la salle de bains, ouvrit sa trousse de toilette et en sortit deux comprimés.

Dire que je pensais que c'est moi qui en aurait besoin après ce soir, pensa-t-il.

Lorsqu'il revint dans la chambre avec l'aspirine et un verre d'eau, Bill était allongé de tout son long sur le lit, étendu sur le dos.

"Tiens, avale ça," dit Tom en posant le tout sur la table de chevet.

Bill gémit.

"Tomiii, pourquoi tu m'as laissé boire? Tu sais bien que je supporte pas..."

Tom s'assit sur le bord du lit, près de la tête de son jumeau.

"D'abord, j'étais pas là, tu m'as dit que je pouvais te laisser. Et ensuite, tu sais très bien aussi que tu supportes pas l'alcool gros bêta."

Bill rigola, et tout à coup émit un énorme hoquet. Il sursauta et se redressa, alors que Tom éclata de rire.

"P'tain, tu me fais rire p'tit frère."

Bill ouvrit les yeux, assez péniblement faut-il dire, et lui tira lentement la langue.

"Bon... déjà j'ai plus de nausée, c'est déjà ça. Donc... je prends mon aps... apr... apsirine et puis je dors," bredouilla-t-il.

Tom sourit.

"Bonne idée."

Il tendit le bras pour prendre le verre d'eau et les cachets, mais avant d'avoir pu les donner à Bill, celui-ci poussa un cri. Tom sursauta et renversa le verre sur les draps.

"Nom de dieu Bill, ça va bien ou quoi? Qu'est-ce que t'as à brailler comme ça?!"

Bill réussit à se lever du lit et caressa le bras de Tom en passant devant lui en titubant légèrement. Il se dirigea vers la salle de bains.

Tom le suivit du regard.

"Bill?"

Le brun se retourna.

"J'ai changé d'avis. Je vais d'abord prendre une douche."

"Quoi, encore?" s'exclama Tom. "On en a pris une tout à l'heure! T'as pas encore eu assez d'eau pour aujourd'hui?" dit-il en souriant.

Bill haussa les épaules.

"M'en fiche. J'ai touché des gens bizarres à la soirée. Et cette Amy Winemachin a voulu me serrer la main, beurk! T'imagines si elle me refile un truc?!"

Tom leva les yeux.

"Bill, arrête ton drame. Tu tiens même pas debout."

Un petit sourire rusé apparut sur le visage du chanteur.

"Viens m'aider alors."

"Nan. Je t'aime, mais là j'ai pas envie. Je veux juste me rouler sous les couvertures et dormir jusque demain soir."

Bill haussa les épaules.

"C'est toi qui vois. Tu sais pas ce que tu rates..."

"Idiot."

"Andouille."

Ils se sourirent. Bill revint sur ses pas et s'approcha du lit. Il pris les cachets dans sa main et posa un bisou sur le nez de Tom.

"Je vais les prendre dans la salle de bains."

"D'acc."

Bill ressortit vingt minutes plus tard. A sa grande surprise, il avait presque complètement retrouvé ses esprits. Bill devenait vite ivre, mais il ne le restait jamais très longtemps. Une aspirine et une bonne douche comme il venait de le faire le remettait toujours d'aplomb.

Sous l'eau brûlante, il avait fait le point. Il avait remis ses idées confuses en place. Les choses positives et négatives de cette soirée... et finalement il s'était surpris à sourire en y repensant. Le positif l'avait finalement emporté. Peu importe les quelques personnes qui ne les avaient pas aimé. Il avait chanté en live avec ses meilleurs amis et l'amour de sa vie, après avoir reçu un award tellement espéré... que demander de mieux? Intérieurement, il remercia Tom de lui avoir parlé et de lui avoir fait voir tout cela. Il ne l'en aimait que plus... si c'était encore possible, pensa Bill en souriant.

Le brun s'approcha doucement du lit et eut un petit rire. Tom s'était endormi.
Il était couché sur le côté, le visage tourné vers le bord du lit, et il respirait profondément. Il avait mis son pantalon de pyjama et un de ses t-shirts extra larges.

Bill éteignit les lampes de chevet et se glissa dans le lit, sous la couverture, près de son jumeau. La chambre était à présent éclairée par les rayons de lune, et Bill distingua les traits, tellement identiques aux siens, de son frère endormi.

Bill se lova un peu plus contre Tom, pris d'un dilemme. D'un côté il ne voulait pas réveiller le guitariste, mais de l'autre, il mourait d'envie de lui dire que tout allait bien, de lui dire merci, de plonger son regard dans le sien.

Mais il n'eut pas à faire ce choix. Un bruit à l'étage au-dessus de fit entendre et sortit Tom de son sommeil. Il ouvrit les yeux et sursauta légèrement en apercevant Bill à quelques centimètres de son visage. Un large sourire apparut sur ses lèvres.

"Coucou," chuchota-t-il.

Bill lui répondit en frottant son nez contre celui de Tom.

"Coucou."

"Comment tu te sens?"

"Super. Je t'avais dit qu'une douche me ferait du bien."

Tom sourit. Il étendit un bras pour laisser de la place à Bill, et celui-ci se blottit immédiatement contre le torse du guitariste. Dès qu'il le touchait, il retrouvait cet était de bonheur et d'apaisement auquel il aspirait tant, tout le temps.

"Tom..."

"Mmh?"

"Je voulais te dire... oublie mon coup de sang de tout à l'heure. J'ai réalisé que finalement cette soirée était géniale. Je me suis emporté pour rien."

Tom posa un baiser sur ses cheveux. Ils sentaient tout ce qu'il aimait. Ils sentaient Bill, tout simplement. Une odeur douce, fruitée, empreinte de nostalgie.

"Ne t'en fais pas, c'est normal d'avoir eu cette réaction. Tu es le plus fragile de nous, tu es plus vite touché par ce genre de choses. C'est ce que j'aime chez toi. Tu es tellement sensible, tu n'as pas peur de montrer tes émotions. C'est une facette que je n'ai pas, et parfois je m'en veux de te faire porter tout cela tout seul."

"Ce n'est pas de ta faute, enfin. Tu es tout aussi émotif que moi, mais tu le montres moins, c'est tout. Sauf avec moi," dit Bill en souriant.

"Normal, quand je suis avec toi je suis moi. Vraiment moi."

Bill se serra plus fort contre lui et enfouit son visage dans son cou, respirant son odeur. Tellement enivrante.

"Et je suis désolé pour l'after," murmura Bill. "Je me sentais à nouveau mal quand tu es parti, je sais pas pourquoi. Mais je t'en veux pas d'être parti, ok? C'est à cause de moi tout ça."

Tom caressa ses cheveux.

"T'en fais pas. C'est pas comme si je ne l'avais jamais fait," sourit-il.

"Ouais.... Dire que je me suis retrouvé à discuter avec je sais pas qui, à faire des photos sans savoir pourquoi, sans savoir avec qui... je devais avoir une tête de déterré, je me connais quand je bois, et comme j'étais d'une humeur dépressive...de quoi je devais avoir l'air, merde..."

La lèvre inférieure de Bill trembla légèrement contre le cou de Tom, et Tom le rassura en l'entourant de ses bras. Il remonta les couvertures sur leurs deux corps enlacés.

"On s'en fout, Bill. Personne ne sait ce qui te préoccupait. Ils peuvent penser ce que tu veux, on a déjà traversé pire, non? De toute façon je serai toujours là, quoiqu'ils disent sur toi, sur nous. Quoiqu'il arrive. Nous deux contre le monde," murmura Tom tendrement.

Une larme coula le long de la joue de Bill.

"Je sais, et je t'en remercie. Tu peux pas savoir à quel point je t'aime, Tomi."

"Je pense que oui. Car moi je t'aime encore plus."

Bill leva la tête et ses lèvres s'approchèrent lentement de celles de son jumeau. Ils entamèrent un tendre baiser, rempli de tendresse et d'amour.

Bill enveloppa ses bras autour de la nuque de Tom et approfondit le baiser. Il en avait besoin, et tellement envie. Il roula sur le dos et Tom se pencha au-dessus de lui, lui souriant tendrement. Bill caressa la joue de Tom, puis posa sa main dans sa nuque pour l'approcher de lui. Leurs lèvres se connectèrent, et quelques secondes plus tard, leurs langues, leurs bouches toutes entières. Ils se serrèrent fort l'un contre l'autre et s'embrassèrent pendant de longues et douces minutes.

Lorsqu'ils se séparèrent, Bill posa un dernier baiser sur les lèvres de son Tom et se blottit contre lui. Tom l'entoura de ses bras, et posa son menton sur la tête de son Bill.

Avant de tomber dans les bras de Morphée, Bill sourit. Il savait que tant qu'ils resteraient ensemble, il pourrait affronter tous les maux du monde. Tom était sa force, son courage. Ça le rassurait. Et Bill savait que Tom ferait n'importe quoi pour lui. Tout comme Bill ferait n'importe quoi pour Tom.

Lorsque la lune disparut pour laisser place aux nuages noirs, plongeant la chambre dans l'obscurité, les jumeaux dormaient profondément, blottis l'un contre l'autre.

La pluie se mit à tomber, martelant doucement la grande fenêtre, et couvrit le son de leurs respirations régulières et sereines.


FIN


# Posté le vendredi 21 décembre 2007 11:44